Présentation de livre : Dis-moi 10 mots, différemment.

Mot de l’auteur

On m’a souvent demandé : « Pourquoi les mots ? Pourquoi jouer avec eux, les tordre, les renverser, les faire chanter ? »
La réponse est simple : parce que les mots, avant d’être des outils, sont des compagnons. Ils nous échappent, nous surprennent, et parfois même, ils nous sauvent.

Dans ce recueil, j’ai voulu partir de l’essentiel. Un mot. Juste un.
Un point de départ minuscule, mais assez puissant pour ouvrir tout un monde. Chaque texte est né de cette contrainte volontaire : explorer un terme, le retourner, l’habiter, le laisser me guider vers des histoires inattendues. Tantôt sérieuses, tantôt légères, souvent un peu folles.

Ces pages sont un terrain de jeu, un espace où la poésie se glisse dans les interstices du quotidien : une salle de classe, un trottoir balayé par le vent, un accent trop prononcé, un chuchotement partagé, un geste de solidarité. J’aime croire que les mots peuvent rassembler, questionner, apaiser, faire rire ou réfléchir — parfois les cinq à la fois.

Si ce livre existe, c’est pour donner envie de lire à voix haute, de goûter les sonorités, d’écouter ce que la langue a à dire quand on la laisse respirer.
C’est aussi une invitation : prenez ces dix mots, appropriez-vous-les, réinventez-les. À votre tour de prolonger le jeu.

Merci pour votre présence dans ces pages,
et pour la vie que vous donnerez à mes mots en les lisant.

Ali

Ce livre rassemble une série de textes poétiques construits autour de dix mots, chacun explorant une émotion, une scène ou une réflexion à travers humour, tendresse et jeux de langage.

Les thèmes abordés et l’univers du recueil

Ce recueil de courts textes et poèmes joue avec les mots pour évoquer la vie quotidienne, la solidarité et les relations humaines.

Chaque poème part d’un mot imposé, comme « Ohé », « Jactance », « Bagou » ou « Voix ».

L’auteur mêle humour, poésie et jeux sonores pour créer des ambiances variées.

Certains textes abordent la précarité et l’entraide, comme dans « Ohé ».

D’autres prennent la forme de saynètes comiques, comme avec le professeur de « Jactance ».

Les jeux de mots et détournements linguistiques sont omniprésents, donnant au recueil une tonalité légère mais riche.

Les relations humaines et les émotions

Les textes décrivent des rencontres, des confidences et des sentiments, souvent à travers des personnages attachants ou amusants.

Dans « Bagou », l’auteur raconte une histoire d’attirance et de charme, portée par la puissance des mots doux.

Dans « Susurrer », plusieurs personnages murmurent, chuchotent ou confient des secrets, montrant l’importance de la discrétion et de la complicité.

Les interactions entre élèves et professeur dans « Jactance » rappellent l’humour et les petites tensions du quotidien scolaire.

D’autres textes explorent la solitude, la sensibilité ou le désir d’être compris.

Les jeux linguistiques et les détournements

Chaque texte repose sur un mot prétexte, qui sert de point de départ à une cascade d’associations.

« Accent » joue sur les accents régionaux, typographiques et sonores.

« Griot, griotte » mélange étymologie, culture africaine et humour autour du petit-déjeuner.

« Volubile » invente une histoire fantaisiste où une tige bavarde cherche sa place dans la nature.

Les jeux sonores, les homonymies et les détournements sont omniprésents, donnant une énergie vive et ludique au recueil.

Les regards portés sur la société

Certains textes offrent une réflexion sur le monde, parfois douce, parfois plus critique.

« Ohé » interroge la solidarité envers les personnes en difficulté, notamment l’hiver.

« Voix » évoque la parole humaine, son pouvoir, mais aussi les promesses non tenues des politiques.

« Truculent » transforme des situations ordinaires en aventures farfelues, en jouant avec les images et les sonorités.

Le recueil montre à la fois les fragilités et les forces humaines.

L’espoir, l’humour et l’attente d’une suite

Malgré la diversité des thèmes, les textes partagent un même souffle : celui du plaisir de jouer avec les mots et de raconter.

L’humour, parfois absurde, adoucit les sujets plus sérieux.

L’auteur revendique une écriture accessible, vivante et joyeuse.

Le livre se termine en annonçant la sortie du troisième tome, laissant présager de nouvelles histoires et de nouveaux jeux linguistiques.

L’expression « 10 mots reviendront… » ouvre la porte à une continuité, un univers qui se construit livre après livre.


1. Projection générale et intention

Le projet du recueil est clair : prendre un mot (ou une racine) comme point de départ et en déployer des micro-récits/poèmes qui explorent à la fois le son, le sens et l’image. L’intention est ludique et performative : il s’agit moins de raconter une grande intrigue que d’explorer des déclinaisons langagières et émotionnelles autour d’un noyau sémantique. Ce dispositif didactique/jeu littéraire produit un mélange de poésie populaire, de sketch et de mini-théâtre.

2. Les thèmes récurrents

Parole et communication : « Jactance », « Voix », « Volubile », « Bagou » forment un champ sémantique centré sur le langage — son pouvoir séducteur, sa vanité, son utilité sociale. L’auteur questionne la parole (qui s’énonce, qui écoute, qui manipule).

Solidarité et précarité : Le poème « Ohé » convoque l’image du naufragé/social abandonné et appelle à l’aide collective — registre humanitaire et moral.

Identité et appartenance : « Accent », « Griot/griotte », « Volubile » parlent de racines, d’appartenance culturelle et d’exclusion. On sent une attention aux différences (régionales, culturelles) et aux stéréotypes qui les accompagnent.


3. Forme et procédés stylistiques

Jeu sonore / phonétique : allitérations, répétitions (« Ohé ohé »), calembours et rimes internes sont utilisés abondamment. Ce sont des procédés performatifs — les textes semblent pensés pour être lus à voix haute.

Dialogisme et mise en scène : certains textes adoptent la forme dialoguée ou scénique (« Jactance » se présente comme une scène de classe). Cela donne un rythme dramatique et facilite l’identification du lecteur/auditeur.

Hybridité des registres : registre familier (oralité, argot), registre narratif et touches poétiques se côtoient. Cette hybridité crée de la proximité mais parfois nuit à la cohérence tonale.

4. Voix et personnages

Narrateurs pluriels : le recueil multiplie les points de vue — professeur, narrateur omniscient, personnages anonymes — ce qui crée une polyphonie. La voix reste souvent ironique ou complice.

Personnages-types : le marin naufragé, l’élève, la tige bavarde, la brindille retrouvant sa forêt — autant d’archétypes qui servent la métaphore et le thème central du mot. Ces figures sont peu psychologisées mais très symboliques.

5. Symboles et images marquantes

La mer / le naufrage (dans « Ohé ») comme métaphore de l’exclusion sociale.

La voix comme organe politique (dans « Voix ») : la parole comme promesse non tenue et comme instrument démocratique.

La plante / la tige (dans « Volubile ») : figure de la marginalité qui retrouve sa place — symbole d’émancipation et d’acceptation.

6. Ton et effectivité émotionnelle

Le ton oscille entre la dérision et la bienveillance. L’humour sert parfois de voile pour traiter des sujets sérieux (précarité, identité). Cette stratégie rend les textes accessibles, mais dilue parfois la force d’un propos social plus engagé.

7. Public visé et usage pédagogique

Public : grand public, adolescents et lecteurs aimant la poésie orale/performative. Le format court favorise la lecture en classe ou en atelier.

Usage pédagogique : excellent support pour ateliers d’écriture (jeux de mots, contrainte formelle), exercices d’expression orale, et pour travailler le thème de la voix/identité en cours de français.

8. Forces du recueil

Originalité du principe : la contrainte du mot-départ donne une cohérence inventive.

Accessibilité : langue simple, rythmique, pensable à voix haute — favorable à la performance live.

Variété tonale : entre comique, engagé et lyrique, le recueil couvre plusieurs tonalités.

9. Pistes d’interprétation approfondies

La contrainte comme libération : le fait de partir d’un mot impose une contrainte qui stimule la créativité — on peut lire le recueil comme une défense de la langue parlée face à la standardisation littéraire.

Le social par la microsociété : à travers de petites scènes (classe, rue, famille végétale), l’auteur esquisse une critique douce des modes de relation contemporains (indifférence, promesses politiques non tenues).

10. Lecture finale

Dix mots est un recueil vivant, joueur et généreux qui revendique la parole populaire et l’énergie du jeu linguistique. Il propose des instants de poésie micro-dramatiques propices à la scène et à l’atelier, tout en laissant percer une attention réelle aux enjeux sociaux et à l’identité culturelle.

Dis-moi 10 mots à découvrir et lire gratuitement.

Top 10 des textes

1. Ohé

Pourquoi n°1 ?
Parce que c’est le texte le plus social, le plus ancré dans le réel. Il utilise la métaphore du marin pour parler des personnes en détresse. Rythmé, chantant, mémorable.



2. Volubile

Une petite fable poétique sur une plante rejetée qui retrouve enfin sa place.
Original, tendre, métaphorique, presque un conte moderne.



3. Voix

Un texte riche, oscillant entre philosophie du langage, critique sociale et humour.
La voix devient un symbole politique et humain.



4. Bagou

Un poème amoureux porté par un rythme très musical et des images sensuelles.
Très efficace dans sa progression : de la méfiance au charme.



5. Jactance

Une scène de classe drôle et vivante, avec un professeur excédé mais poétique.
Parfait équilibre entre humour et jeu linguistique.



6. Susurrer

Un texte léger mais fin, qui met en scène trois personnages et trois façons de chuchoter.
Musical, tendre, presque cinématographique.



7. Accent

Une exploration humoristique des accents, des jeux typographiques et de l’absurde.
Un texte qui amuse autant qu’il surprend.




8. Truculent

Un poème délirant, rempli de jeux de mots et de scènes inattendues.
Moins profond que d’autres, mais très visuel et rythmé.



9. Griot, Griotte

Un mélange surprenant entre étymologie, gastronomie et culture africaine.
Court mais original dans son association d’idées.



10. Placoter

Un exercice de style amusant, volontairement absurde, presque un clin d’œil grammatical.
Moins développé que les autres, mais efficace dans son registre.

Top 10 – Les pépites du recueil

1. Le meilleur jeu de mots

Le détournement « Ne pas confondre jactance et Jack qui danse » : simple, efficace, mémorable.

2. Le poème le plus engagé

Ohé, avec sa métaphore du marin abandonné pour parler de précarité et de solidarité.

3. Le passage le plus drôle

La conjugaison déjantée de placoter, digne d’un sketch linguistique absurde.

4. Le texte le plus poétique

Volubile, grâce à la tige-plante-personnage qui cherche sa place comme un être humain.

5. La réflexion la plus pertinente

Dans Voix, le parallèle entre la parole humaine, l’engagement politique et les promesses jamais tenues.

6. L’image la plus marquante

La “bouteille à la mer sociale” du poème Ohé, à la fois simple et puissante.

7. Le passage le plus tendre

La douceur des murmures dans Susurrer, presque une peinture sonore de l’intimité.

8. Le mot le mieux exploité

Bagou, transformé en histoire d’amour qui progresse au rythme des paroles séduisantes.

9. Le clin d’œil culturel le plus amusant

La référence au Livre de la jungle dans Volubile, utilisée pour faire parler une plante bavarde.

10. La phrase qui résume l’esprit du livre

« Dix mots reviendront… » : un programme, une promesse, et l’annonce d’une créativité sans fin.


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